
Des lignées d’ancêtres ont-elles vécu en montagne ?
Pour certains généalogistes, ce sont des générations entières qui ont vécu en montagne. Peut-être aurez-vous des métiers à présenter ou des traditions locales à nous raconter.
Un ancêtre y a-t-il vécu temporairement ?
Parfois, un ancêtre a pu quitter sa région d’origine pour s’installer temporairement dans une ville de montagne. Les raisons peuvent être variées : travail saisonnier, mariage, voire obligation militaire.
Un patronyme en lien avec la montagne ?
Certains noms de famille sont liés aux montagnes. Alors partez à la recherche des Dumont, Lamontagne, Delmont de votre arbre !
Et si vous n’avez pas de montagne dans votre généalogie…
Même si vos ancêtres étaient éloignés des montagnes, il est probable que vous trouviez à proximité de leurs lieux de vie des collines, des vallons ou même des tumulus. Parlez des paysages qui ont entouré vos ancêtres, voire de légendes locales.
N’oubliez pas de partager vos articles avec le #Geneatheme, et à vos claviers !
Les ancêtres de la grand-mère paternelle de mes petits-enfants résidaient dans le Guillestrois dans les villages de Risoul, Guillestre et Saint Crépin (Hautes Alpes) où ils étaient agriculteurs.
S’il n’y a pas grand chose à raconter sur eux, leurs villages recèlent quelques
surprises qu’ils ont vues ou connues.

Le Guillestrois se situe entre le parc des Ecrins et le massif du Queyras.
Son site le plus célèbre est sans aucun doute « Mont-Dauphin », la citadelle construite par Vauban à partir de 1693 à la demande de Louis XIV et qui est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008.

Une autre particularité est l’arboriculture qui est attestée depuis le Moyen Age. Avec un ensoleillement de plus de 300 jours par an, les vergers de pommiers font la réputation de cette région.
A Risoul, par exemple, une pomme de caractère, endémique du village et de ses environs a connu son heure de gloire au siècle dernier.
Récoltée à l’automne, les anciens la conservait dans le foin, en grenier ou en cave, jusqu’au début de l’été suivant.
Réputé pour son excellente conservation, ce fruit a voyagé de Marseille ou de Toulon jusqu’en Afrique du Nord et à Madagascar pour nourrir les colonies françaises.
Après la Seconde Guerre Mondiale, avec l’apparition des chambres froides, la conservation des pommes n’est plus un problème. La pomme rouge de Risoul est remplacée par une rivale, la Golden.
Mais le temps ne réussit pas à tuer les arbres qui résistent à l’abandon.
Le Conservatoire Botanique de Gap, dédié aux anciennes variétés de rosiers, lavandins et arbres fruitiers, abrite ce fruit depuis longtemps comme espèce protégée.
Alors depuis quelques années, avec l’aide de quelques passionnés et grâce au développement durable et aux circuits courts, la pomme de Risoul, la petite montagnarde, refait parler d’elle.

Autre village, autre surprise : Guillestre est connu pour son marbre, exploité dans la carrière de la forêt de Combe Chauve, mais aussi pour sa Tulipe qui est l’une des 14 espèces de tulipes sauvages, et qui se compose d’un cœur bleu violacé paré d’une robe rose lilas.
C’est également une espèce endémique locale, découverte pour la première fois en 1855 par le biologiste Alexis JORDAN, puis oubliée et considérée comme disparue, avant d’être redécouverte en 1991 par André FOY, le curé de Risoul.

Pour finir cette promenade, que diriez-vous d’aller vous baigner dans les sources d’eau chaude du Plan de Phazy (cliquer pour en savoir plus)
Situées aux abords de l’ancienne voie romaine, Via Domitia, les sources au nombre de trois, appartiennent conjointement aux villages de Risoul et Guillestre.
Comme tous les sites historiques d’eau chaude, leurs eaux détiendraient un grand nombre de vertus thérapeutiques, voire miraculeuses.
Et cerise sur le gâteau, on peut s’y baigner été comme hiver !

Sources et images :
https://www.montdauphin-vauban.fr/
https://www.alpes-et-midi.fr/actualite-910-risoul-la-pomme-de-risoul
https://www.envie-de-queyras.com/