#ChallengeAZ… B comme Bisteu…

Le Challenge a débuté tout en douceur…  Mais, avec la lettre B, nous passons à table sérieusement… Et nous partons en Picardie où je vous propose de préparer un Bisteu ou Bigalan…
C’est un plat du terroir roboratif et rassasiant ! Un plat plutôt hivernal, le genre qui vous réchauffe des ravages du mauvais temps !

Le Bisteu est une tourte à la pomme de terre…Autrefois, il était réalisé dans toutes les fermes picardes et constituait, à lui seul, le dîner accompagné d’une salade.

C’est grâce à Antoine Augustin Parmentier (1737 -1813), enfant du pays, que la pomme de terre  est devenue très présente dans la cuisine picarde, le climat et le sol picard favorisant la culture de la tubercule. D’ailleurs, en Picardie, la production de pommes de terre arrive au deuxième rang national.

Quant à l’origine du nom « Bisteu », il viendrait du patois picard désignant le « pain bis », un pain avec lequel le Bisteu était réalisé jadis.

Ailleurs, on trouve des recettes similaires, notamment en Provence où le pâté de pommes de terre est appelé : flaouzou, flouzou ou flouzon.

Pour réaliser un Bisteu, il vous faudra :

Ingrédients pour 4 : 2 pâtes feuilletées ou brisées (au choix) – 600 g de pommes de terre à chair ferme – 400 g lard fumé – un gros oignon ou deux petits – 30 cl crème liquide – un œuf – sel & poivre

Epluchez l’oignon et émincez le.
Epluchez les pommes de terre, lavez et coupez en fines rondelles.
Coupez le lard en morceaux
Foncez un moule à haut bord avec une pâte feuilletée ou brisée. Etalez une couche de pommes de terre.
Ajoutez l’oignon émincé et les lardons.
Salez modérément & poivrez à votre convenance.
Répétez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients.
Versez la crème sur la préparation.
Couvrez avec la seconde pâte feuilletée ou brisée.
Joignez et soudez les bords soigneusement.
Dorez avec le jaune d’œuf.
Ménagez une cheminée au centre en incisant la pâte.
Placez dans le four préchauffé à 180°  pendant au moins 1h15

Servez chaud accompagné d’une salade de chicons (endives)

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Pour terminer ce repas picard, je vous suggère un « café polisson » ou une « bistouille » : c’est un café additionné d’eau de vie.

Comme on dit : « Cha récauffe eul’coeur ! »

Sources : http://jna.pagesperso-orange.fr/
Photos : Collection personnelle

#ChallengeAZ… A comme Amaretti…

Pour débuter ce voyage gourmand dans la Cuisine de nos ancêtres et avec la lettre A, je pouvais vous emmener en Auvergne pour étirer le fameux *Aligot  ou bien vous transporter en Provence et partager un grand *Aïoli aux saveurs ensoleillées…

Oui, je pouvais…

Mais, pour commencer le Challenge, je vous propose une petite escapade en Italie… Et profiter d’un instant de dolce vita…

C’est en Toscane, à Volterra, une petite ville proche de Pise,  qu’Antoine Vincent Domizi, le Sosa 16 de mon petit-fils, est né avant d’émigrer vers le sud de la France… Avait-il goûté les petits gâteaux dont je vous propose la recette ?

Les Amaretti, traduisez « petits amers » sont des biscuits très anciens qui à l’origine contenaient beaucoup d’épices, le sucre et les amandes étant considérées comme telles.
Ces gâteaux seraient  les ancêtres de nos macarons.
En 1881, *Pellegrino Artusi simplifia la formule et depuis, en Italie, chacun possède sa propre version.

Il existe deux sortes d’amaretti : les premiers sont secs et croquants et les seconds sont tendres et moelleux. Je préfère ces derniers… Ils sont irrésistibles !

Je réalise fréquemment cette recette et comme nous sommes entre amis, je vous la confie volontiers :

Pour une vingtaine d’amaretti :

Ingrédients : 200 g de poudre d’amandes – 150 g de sucre en poudre – 2 blancs d’œufs – 2 gouttes d’extrait d’amandes amères – sucre glace pour le décor.

Dans une jatte, mélangez la poudre d’amandes avec le sucre
Dans une seconde jatte, battez les blancs d’œufs à la fourchette pour les détendre
Ajoutez l’extrait d’amandes amères puis le mélange poudre d’amandes/sucre
Mélangez bien et placez au réfrigérateur pendant 20mn au minimum
Préchauffez le four à 160/170° (Th. 6)
Tapissez une plaque de papier cuisson ou d’un tapis silicone
Façonnez des boules de la taille d’une noix en ayant préalablement mouillé vos mains afin que la préparation ne colle pas aux doigts
Posez les boules sur la plaque en les espaçant et en les aplatissant légèrement à l’aide d’une fourchette
Enfournez la plaque dans le four à mi-hauteur –
Laissez cuire pendant + ou – 17 mn
Les amaretti doivent être légèrement dorés mais moelleux à cœur.
Saupoudrez de sucre glace à la sortie du four –
Laissez refroidir avant de les décoller de la feuille de cuisson.

Cette recette est simple et inratable.
Ne résistez pas à la tentation et fondez de plaisir.

Et lorsque je souhaite offrir un cadeau « fait maison », je présente les amaretti dans une jolie boîte : simple et d’un bel effet, n’est-ce pas ?

 

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*Cliquez sur les mots pour découvrir la recette –

 

Sources : provenceweb.fr – escoutoux.net -Wikipédia.org
Image : Collection personnelle

 

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… A nos fourneaux…

*Les recettes de la Mémé, devant ma conscience, j’avais peur de les abîmer en les écrivant. C’était des recettes parlées avec des images de vie qu’il faut connaître pour les comprendre, c’était presque des contes de fées…

C’est dans cet état d’esprit que j’aborde le ChallengeAZ, édition 2015… Ce sera ma troisième participation et comme je l’ai déjà écrit , cette année je n’ouvre pas la grand’ malle des ancêtres…

Non… Cette année, je vous invite à me suivre dans leur cuisine ! IMG_0149 Depuis le mois de janvier j’ai cherché, mitonné, photographié et goûté des recettes ancestrales picardes, normandes, bretonnes, auvergnates, ariègeoises, provençales, corses, et italiennes… avant d’écrire les articles que vous découvrirez à partir du 1er juin et pendant 26 jours hors les dimanches.
Les régions et pays choisis ont vu naître les ancêtres maternels et paternels de mon petit-fils.

Leur cuisine est simple et modeste, cependant j’ai découvert des recettes originales, surprenantes et parfois inconnues.
Chaque terroir est unique bien que l’on retrouve des recettes similaires dans toutes les régions.

J’ai, également, mis ma famille et mon entourage à contribution pour la dégustation.
Il semble que cela leur ait plu et je les remercie pour leur participation involontaire au Challenge !

Tout ce travail préparatoire fut un vrai défi avant le ChallengeAZ, mais aussi un réel plaisir de confectionner ces plats… une façon de perpétuer la tradition !
Cela m’a donné l’envie de copier toutes ces recettes sur un cahier… en bonne Mère-Grand que je suis !

Quelle était la cuisine de nos ancêtres ?
Sous l’Ancien Régime, nos ancêtres en pieux chrétiens se pliaient aux exigences du calendrier liturgique.
Selon les fêtes religieuses, ils devaient observer des périodes de jeûne les obligeant à alterner le Gras et le Maigre.
Lors des jours d’abstinence, entre 100 et 200 jours par an, les aliments carnés étaient, en général bannis.
Alors que la masse populaire se conformait à ces contraintes ; les nantis trouvaient bien des façons de faire bonne chère malgré les interdits en obtenant des dispenses.

Voici, en exemple, les jours maigres (points jaunes) auxquels nos ancêtres auraient été astreints de se soumettre pendant les mois d’avril et de juin de l’an 2014 : IMG_0139 IMG_0141 Il leur fallait bien du talent pour adapter leur cuisine… Et du talent, ils en avaient !

Au fil du temps, la cuisine a évolué. Aujourd’hui, elle fait partie de notre histoire, la cuisine du terroir ayant engendré les grands Chefs.
Elle est considérée comme un art et reconnue dans le monde entier.

Pour connaitre son évolution j’ai trouvé, sur le Net, un *site qui l’explique fort bien (cliquez sur chaque période) :
– Au Moyen Age
– A la Renaissance
– Au XVIIe siècle
– Au XVIIIe siècle
– Au XIXe siècle
– De 1900 à 1950

En conclusion, la cuisine raconte, aussi, la vie de nos ancêtres et chaque famille possède son propre patrimoine culinaire.
*Comme Proust et ses madeleines, nous conservons en mémoire des souvenirs : des images, des sensations, des odeurs, des saveurs… réminiscences enfantines enfouies et empreintes d’émotion !

Pour moi, cela restera à jamais, le « soufflé au fromage » que Maman préparait le dimanche lorsque nous recevions !

Et vous, avez-vous une madeleine de Proust ?

J’espère que vous prendrez plaisir à lire mais aussi à réaliser les recettes de A à Z. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, également.

Et pour suivre  tous les participants du ChallengeAZ, sur l’application Flipboard par Gazette des Ancêtres,  c’est ici !
Bonne lecture !

Sources :
*Extrait de Margaridou, journal et recettes d’une cuisinière au pays d’Auvergne – Suzanne Robaglia
*Extrait de : Du côté de chez Swann – Marcel Proust – http://www.cheny.net/plus Sites : http://www.cuisinealafrancaise.com/fr/recettes-anciennes
Photos – Collection personnelle : Château de Kerjean – Exposition : Humeurs gourmandes, faire bonne chère à la Renaissance- 2014 –
Image Abécédaire – la-gazette-des-ancêtres.fr

#Généathème : Gabriel, du Jean-Jean à l’indigent…

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Gabriel CHAZAL est le Sosa 40 de mon époux. Il est né le 23 Nivôse An 3 (12 janvier 1795) à La Roche, commune de Bournoncle Saint-Pierre en Haute-Loire.

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Ses parents, Jean & Marie Merle, sont cultivateurs au même lieu-dit.
Gabriel est l’aîné d’une fratrie de neuf enfants et deviendra, également, cultivateur.

Le 24 novembre 1814, Gabriel a 19 ans et vit chez ses parents. Néanmoins, ce jour-là, accompagné de son père et de son grand-père maternel, il déclare à la mairie, une enfant née la veille à 10h du soir et qu’il nomme Marie.
Elle est le fruit de ses œuvres avec Louise Coutarel, 17 ans.

La paternité n’empêche pas Gabriel, jeune *jean-jean de  partir faire sa conscription. Ses classes effectuées, il devient un  *marche à terre, un sous-pied de guêtre ou un tourlourou. Il porte une *clarinette à cinq pieds garnie d’une fourchette à l’épaule.
Ainsi armé, il rejoint les troupes de Napoléon 1er.

Il est incorporé au 31e Régiment d’Infanterie de Ligne, 4e compagnie, 3e bataillon.
Le 31e RIL est formé en 1814 et participe à la Bataille de Quatre Bras,
prélude à Waterloo et qui a eu lieu le 16 juin 1815.
Le lieu se situe à quelques kilomètres au sud du champ de la grande Bataille.

A son retour, Gabriel épouse Louise, le 27 septembre 1815, à Bournoncle Saint-Pierre.
Un contrat de mariage est établi chez Maître Grenier à Brioude (j’ai demandé ce contrat via le Fil d’Ariane mais malheureusement, je ne l’ai pas encore reçu…)
Le couple a cinq enfants :
– Marie née en 1814
– Françoise ° 1817 + 1818
– Pierre ° 1819 +1842
– Jean ° 1822 +1895
– Louis ° 1825 +1902

Mais, le 13 septembre 1827, Louise décède à  30 ans.
A sa mort, ses enfants vivants ont respectivement : 13, 8, 5, et 2 ans.

Passent trois années , Gabriel qui a 35ans, épouse en secondes noces, Antoinette Serre 24 ans, le 28 juillet 1830 à Léotoing (43).

Quatre mois plus tard, le 24 novembre 1830, c’est au tour de Marie 16 ans, sa fille ainée d’épouser Pierre Granet, 22 ans.

De l’union de Gabriel & d’Antoinette nait :
– Antoine (Sosa 20), le 17 octobre 1834,

mais sa naissance n’est enregistrée à la mairie que le 31 décembre de la même année.
Antoinette ne se relève pas de son accouchement et décède 14 Jours plus tard, le 1er novembre 1834.
Le petit Antoine est orphelin dès sa naissance et n’existe pas civilement pendant deux mois et demi.

En  juillet 1846, Gabriel est recensé à Bournoncle, vivant avec Antoine 12 ans, Jean 24 ans et Louis 22ans, ses trois fils.

Recensement+bournoncle+saint+pierre+1846+CHAZAL

Après douze années de veuvage, il convole une troisième fois, à 51 ans, avec Jeanne Lauvergnat de 20 ans sa cadette, le 1er octobre 1846 à Brassac les Mines dans le Puy de Dôme (63). Le couple réside dans cette commune.
Ils ont deux enfants :

– Pierre ° 29 juin 1847 + le 19 juillet à 20 jours
– Marie ° 10 juin 1848.

Puis, Jeanne s’éteint à son tour, le 30 avril 1852.

En 1857, Gabriel est recensé à Bournoncle Saint-Pierre comme récipiendaire de la médaille de Sainte-Hélène.
Il a 61 ans et dans son dossier, il est annoté qu’il est infirme (a t’il été blessé pendant les guerres napoléoniennes ?) et indigent n’ayant pas obtenu de pension militaire.

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Gabriel est décédé le 30 décembre 1875 à 80 ans à La Roche, le village qui l’a vu naître :

Si Gabriel fut un « invisible« , il eut une vie remplie et mouvementée : une guerre, trois mariages, huit enfants et une médaille !

*Un Jean-jean est un conscrit
– Un marche à terre, un sous-pied de guêtre ou un tourlourou est un fantassin
– La clarinette à cinq-pieds est le fusil et la Fourchette est la baïonnette.
J’ai emprunté ces termes dans le livre : Les soldats d’Empire au quotidien de Jean-Pierre MIR

Sources :
Actes NMD : AD Haute-Loire et Puy de Dôme 6 E 37/2 – 6 E 37/10
Recensements Bournoncle Saint Pierre 6 M 64
Dossier médaille de Sainte-Hélène : AD Haute-Loire et Site : stehelene.org

Mes remerciements à Raymond Caremier pour son aide précieuse.

Mon #Challenge AZ 2015…

Voilà, Sophie nous a annoncé que l’édition 2015 du Challenge AZ aurait lieu en juin prochain.

Il n’en fallait pas plus pour mettre nos neurones en ébullition  ! Les réseaux sociaux se sont enflammés ! Si  certains blogueurs se sont vite engagés, d’autres ont longuement hésité ou hésitent encore…

Pour ma part, j’ai participé au Challenge AZ 2013 & 2014 et j’avoue que cette année, je ne pensais pas être prête pour une troisième édition par crainte de me répéter.

Alors, allais-je baisser les bras ?

Et bien, non…. Qu’on se le dise ! Je participerai au Challenge AZ 2015 !

Et, comme le déclare si bien Sophie : « L’important est de se faire plaisir ! »

Je vais, donc,  rouvrir la grand ‘malle des Ancêtres…

Je proposerai pendant ce challenge de découvrir la « cuisine traditionnelle  » des aïeux de mon petit-fils ! Le menu sera généreux puisqu’il nous mènera de la Picardie à l’Italie en passant par la Normandie, la Bretagne, l’Ariège, l’Auvergne, la Provence et la Corse !

Pourquoi ce choix, me direz-vous ? Et bien, si la généalogie est avant tout un travail de recherches à travers les archives, c’est aussi la découverte de la vie quotidienne de nos ancêtres. Chaque région a ses spécificités et parmi celles-ci, le patrimoine culinaire me passionne.

Je vous confie un petit secret : je suis gourmande et j’aime cuisiner…

Alors, êtes-vous prêt à me suivre tout au long de ce voyage intemporel et gourmet ?

 

 

 

 

 

#ChallengeAZ… C’est la fin…

 

Hier, c’est terminé le #ChallengeAZ 2014… L’aventure s’achève et c’est la seconde pour Ciel ! Mes aïeux.
La grand’ malle des ancêtres se referme sans bruit ! Je vais pouvoir retourner à des occupations plus terre à terre…

Comment résumer ce Challenge… Et bien, je n’ai pas trouvé mieux que ces 26 qualificatifs :

A comme attrayant              
B comme brillant                
C comme captivant
D comme détonnant            
E comme excellent              
F comme fascinant
G comme Génial                 
H comme hallucinant          
I comme insolite
J comme joyeux                  
K comme kiffant                 
L comme lyrique
M comme magnifique        
N comme nec plus ultra      
O comme original
P comme passionnant        
Q comme qualitatif              
R comme réjouissant
S comme sensationnel        
T comme touchant               
U comme unique
V comme vivifiant             
W comme wonderful            
X comme XXL
Y comme yéyé                    

                                                                     Z comme zélé                

Et puis le moment est venu d’adresser tous mes remerciements à Sophie Boudarel, notre Fée, qui a organisé le Challenge et qui sait si bien motiver ses troupes !
Je n’oublie pas Elise qui a assuré, également, la veille des articles sur Twitter.

J’adresse également tous mes compliments aux généablogueurs (anciens et nouveaux) pour l’excellence de leur travail. Le niveau est très élevé ! Cela promet pour l’édition 2015 !

Comme vous, je n’ai pas encore lu tous les articles. Il est difficile d’écrire et de lire en même temps !

Mais certains ont, d’ors et déjà, retenu mon attention comme ceux de Marine et de Dominique pour leur saga familiale, les petits billets très pertinents de Jean-Michel , les dessins plein d’humour de Marine S, les billets très émouvants d’Olivier S, sans oublier ceux de Benoit, Anne , Frédéric, Brigitte, Jimbo, Elodie, Céline
Et j’ajoute une mention particulière au dernier billet de Mélanie qui est un vrai feu d’artifice à lui seul !

Et ma liste ne va certainement pas s’arrêter là car j’en ai encore beaucoup à découvrir ! Si comme moi, vous avez également des articles à lire, ils sont là : ChallengeAZ

Quant à vous, Chers Lecteurs, je vous remercie de me suivre… Vous avez été deux fois plus nombreux qu’en temps normal. C’est toujours une agréable surprise pour moi !

A très bientôt pour la suite de mes découvertes généalogiques…

Je vous souhaite un très bel été !

#ChallengeAZ… Z comme Zélie…

 
 
Nous voici arrivés au terme du ChallengeAZ 2014…

Et avec la lettre Z, je vais vous conter, en quelques mots, la vie de Zélie ; une simple vie oubliée qui le temps d’un billet permet à Zélie d’être dans la lumière :

Marie Zélie est une fille de mes tris aïeux maternels, Pierre Edmond Bertaux & Marie Marguerite Gehenne.
C’est la petite dernière d’une fratrie comptant sept enfants.
Elle est une des sœurs de Victor Emile, mon bisaïeul,  qui s’est marié en Algérie avec Suzanne Tourré.

Zélie est née le 27 octobre 1839 à Saint-Pierre-de-Regard dans l’Orne. Son père est maçon et sa mère s’occupe du ménage.

A 26 ans, le 21 août 1865, elle épouse Auguste Joseph Charles Lacombe, un maçon né à Cherbourg (Manche).  Au moment du mariage, ses parents sont décédés. Elle est couturière et signe l’acte de mariage.



Signature de Zélie Bertaux

Elle décède, six ans plus tard, à 31 ans, le 3 mars 1871 à Saint-Pierre-du Regard.

J’ignore si le couple a eu des enfants. Je n’en ai trouvé aucun déclaré à Saint-Pierre-du-Regard, entre 1865 et 1871.

Pour compléter mes recherches sur Zélie, voici l’étymologie de son prénom :

*Zélie est une forme abrégée de Solène, qui d’abord, s’est écrite Soline venant du latin  « solemnis », signifiant « Solennel » avant de devenir Zéline, puis Zélie.  Cela est attesté depuis longtemps puisque certains textes du XVe siècle, en évoquant Sainte Solène, parlent de Sainte Zélie…

La vie de Solène est difficile à connaître. Elle aurait quitté son Poitou natal pour venir à Chartres pour participer au pèlerinage célèbre dédié la Vierge Marie, où elle serai morte martyre au IIe siècle.

Parmi les « Zélie » connues, on trouve Zélie Martin, la mère de Sainte Thérèse de Lisieux, dont la fête est célébrée le 12 juillet.

Quant à Solène, elle est aussi fêtée le 17 octobre en même temps que Soline, Sloane, Azélie, Sélèna et Sélène. 







Sources : *Nominis et Wikipédia
                 Actes de naissance, mariage, décès de Marie Zélie : AD Orne – St-Pierre-du-Regard – 3E2_447_10 (1863/1872)
              Image : espacekid.com

#ChallengeAZ… Y comme Yvonne…

Dans la famille Achon, Yvonne est la sœur ainée de Adolphe et de Gabriel dont je vous ai parlé dans le Généathème de mai : La Seconde Guerre Mondiale.

Yvonne est née le 2 août 1907 dans la ferme familiale à Lorlanges (Haute-Loire). Elle est la seule fille d’une fratrie comptant six enfants.

A 29 ans, elle accouche d’un garçon, sans être mariée ! Et avant-guerre en province, être fille-mère (on ne disait pas encore : mère célibataire) n’était pas bien vu  !

Yvonne a quitté la maison pour aller travailler en ville. Elle est devenue cuisinière chez un notable à Clermont-Ferrand.
Elle aimait raconter qu’elle avait servi, à table, la famille Giscard d’Estaing dont le futur Président de la République, Valéry, qui était alors jeune homme.

Son fils est resté à la ferme et a été élevé par Adèle, la grand-mère.

Yvonne se s’est jamais mariée.

A la mort de leur mère, en 1961, son frère Adolphe, qui était resté célibataire lui a demandé de revenir à Lorlanges pour s’occuper de la maison.

Ce qu’elle a fait !

Elle est demeurée jusqu’à la fin de sa vie dans la ferme familiale auprès de son fils et de son frère.

Sa vie n’a pas été facile, mais elle a eu la satisfaction de voir son fils se marier et elle a eu le grand bonheur d’être grand-mère.

Elle s’en est allée, sans bruit, le 11 juin 1984…

#ChallengeAZ… X comme Génération X…

 
 
 

Souvent présentées comme étant en conflit, les générations se suivent…  en s’inscrivant dans l’époque qui les a vues grandir tant sur le plan social, politique, économique et technologique.

Chaque génération modèle ses caractéristiques, ses aspirations et ses valeurs…

Ainsi, démographiquement parlant, je m’inscris dans la génération « Baby-Boomer ».

Mes enfants, quant à eux, font partie de la « Génération X ».

La Génération X désigne la génération sociologique des Occidentaux nés entre 1960 et 1981.

D’abord connue, sous le nom de génération Baby Bust, en raison du faible taux de natalité par rapport à la période du Baby-Boom, cette génération se situe dans une transition sociale marquée par la fin de l’impérialisme colonial et la chute du mur de Berlin (qui marqua la fin de la guerre froide).

Confrontée à une pénurie d’emplois, son attitude est décrite comme égocentrique et sarcastique.
Elle est critique face aux institutions et aux autres générations mais elle dépend plus longtemps des parents.
Pour elle, le travail est une clé pour s’épanouir, rechercher des défis, apprendre…
Elle est aussi une pépinière d’entrepreneurs ou d’artistes en raison de son attitude réfractaire envers l’autorité et son désir d’innover et d’expérimenter.
Elle recherche, également, un équilibre entre vie familiale et professionnelle.
Son désir est de se mouvoir dans un milieu collégial et convivial. Elle évolue dans le multiculturalisme, l’égalité des sexes et l’écologie.
Plus centrée sur ses propres besoins, elle vit dans le présent et pour le présent.

C’est aussi une génération nomade !

 En France, lorsqu’on parle de cette génération, on l’appelle la « Bof génération »…

Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, ne me demandez pas mon avis… Je ne serai pas objective… Je regarde cette génération avec les yeux de l’amour maternel… 😉






Sources : Wikipédia
                Psycho-ressources.com
                Image : www.espacekid.com

#ChallengeAZ… W comme Westphalie…

Un de mes ancêtres, Jean-François Wallon fut soldat dans l’armée napoléonienne et vécut en Westphalie.
Vous pouvez lire ou relire son parcours ici

 

Le Royaume de Westphalie a été formé par Napoléon 1er après la signature du Traité de Tilsit, le 7 juillet 1807.

Il fut l’un des quatre royaumes de la Confédération du Rhin.

Il n’eut qu’un roi, Jérôme Bonaparte, frère de l’Empereur.



Sa capitale était Cassel et il était délimité  au nord par les duchés de Mecklembourg, à l’est  les Royaumes de Prusse et de Saxe, au sud les grands duchés de Francfort et de Hesse Darmstadt, à l’ouest le grand duché de Berg et les départements nord-est de l’empire français.

La population compta 2,6 millions d’habitants.

Le vœu de Napoléon était d’en faire un état moderne sur le modèle français. Et dès sa constitution, le royaume a été divisé en départements au nombre de huit, cantons, districts et communes.

Jérôme fit abolir le servage, établir l’égalité devant la loi et proclamer la liberté de culte. Les droits seigneuriaux furent supprimés.

La grande majorité de la population accepta ce nouveau régime et cela jusqu’à la défaite militaire française.

L’armée westphalienne participa à la campagne de Russie. En septembre 1813, les russes envahirent le territoire, malgré la résistance française.
Et le 19 octobre 1813, après la bataille de Leipzig, les prussiens occupèrent le royaume qui fut dissout.

Les terres revinrent aux seigneurs qui avaient été destitués.







Sources et images : Wikipédia