24 – GénéA à Z – Lettre U

U comme Série U : Archives judiciaires

En cherchant dans ma généalogie un mot commençant par U, je me suis trouvée devant un grand Point d’?

Je ne trouvais rien pour rédiger un article : pas le moindre nom de famille, prénom, métier ou évenement.

Cependant aux archives départementales, il existe la série U : archives judiciaires.

Voilà encore un filon à explorer : j’ignore si mes ancêtres ont eu affaire à la justice : procès, condamnation…

Je n’ai donc pas terminé ma tâche, j’ai encore beaucoup à faire pour connaître mes aïeux…!!!

23 – GénéA à Z – Lettre T

T comme trousseau :

Le mot « trousseau » viendrait du verbe trousser : c’est-à-dire « mettre en paquet »;
Ainsi , le trousseau était le paquet de vêtements que l’on emportait avec soi quand on quittait le foyer parental.

Bien sûr, nous savons que les jeunes promises brodaient leur linge d’un monogramme ou d’un symbole.
Hormis le côté esthétique, cela avait également un aspect pratique : les jours de lessive, toutes les femmes se retrouvaient au lavoir. Une fois le linge lavé, les lavandières l’étendaient au soleil pour le blanchir : il était donc important de le reconnaître.

Sous l’Ancien régime et jusqu’au début du XXe siècle, il était traditionnel que le trousseau de la mariée comporte le linge de maison, le linge de corps et ses effets personnels, également la literie entière et le mobilier pour ranger : coffre, armoire ; mais aussi les ustensiles ménagers…

Voici l’inventaire du trousseau de Marguerite DELHERME lorsqu’elle épousa Jean ACHON (arrière grands-parents paternels en Auvergne) le 28 janvier 1874 :

… Marguerite Delherme future épouse se constitue en dot de son chef :
1) Une armoire à deux portes dont les panneaux sont sculptés évaluée dix francs.
2) Un lit composé d’un bois de lit en bois blanc, d’une paillasse, d’une coëte en plumes, deux couvertures, un traversin et trois draps de lit, le tout évalué trente francs.
3) Une table de cuisine évaluée six francs
4) Un fusil évalué six francs
5) Un chaudron en cuivre évalué dix francs
6) Deux marmites en fonte évaluées cinq francs
7) Une crémaillère et une servante évaluées deux francs
8) Un crible et un double décalitre évalués six francs
9) Trois bacholes évaluées six francs
10) Une vaisselière évaluée dix-sept francs
11 Une armoire et un coffre évalués trente francs
12) Une roue et deux barriques évaluées huit francs
13) Et enfin son trousseau composé de trente chemises neuves, quinze robes de différentes saisons, bonnets, rubans, corsets de soie ou de dentelle et autres objets à son usage de corps.
Tous lesquels objets elle a promis livrer ou représenter à son futur époux avant…



Contrat de mariage entre Jean ACHON de Clamont et Marguerite DELHERME de Ribeyre

le 25 janvier 1874
Étude de Maître FOURNIER-MONTGIEUX
Notaire à Saint-Ilpize (Haute-Loire) 

…la célébration du présent mariage lequel accompli vaudra reconnaissance. Le susdit trousseau a été évalué cent cinquante francs, sans que la présente estimation fasse vente, parce qu’au cas de restitution il serait repris avec ses accroissements ou dépérissements…

Dans l’inventaire, j’ai noté qu’il y avait un fusil : ustensile plutôt atypique dans un trousseau de jeune mariée !




22 – GénéA à Z – Lettre S

S comme Saint-Esprit :

photo personnelle E.Achon

En Auvergne, depuis plusieurs siècles, il existe un bijou dédié aux amoureux.

Le Saint-Esprit est un pendentif que l’on offre aux promises et aux épouses en témoignage de vérité, de sincérité et d’amour. Délicate attention, n’est-ce-pas ?

Il se présente sous la forme d’une croix constituée de chatons ovales et piriformes soudés entre eux. Les chatons de la branche horizontale sont dotés de petites ailes symbolisant la Colombe du Saint-Esprit, ailes déployées fonçant vers la terre. Le chaton inférieur représente la tête de la colombe. Le pendentif s’achève par trois pendeloques en forme de poire ou gourde de pèlerin symbolisant les larmes du Christ.

Tout d’abord élitiste, cette petite orfèvrerie s’est démocratisée au 19e siècle. Les pierres précieuses ont été remplacées par des pierres locales aux belles couleurs liées au terroir.

Aujourd’hui, la plupart des familles possédant un tel bijou le tienne par transmission. Il fait partie de l’héritage familial et représente un fort caractère sentimental.

Ce bijou singulier entre dans le patrimoine auvergnat. On le trouve dès la fin du 17e siècle, mais surtout depuis le 1er Empire et sous la Restauration.
Il était très en vogue dans le Cantal et la Haute-Loire.

Patrimoine de Haute-Auvergne – N°14 – juillet 2008 :
Le Saint-Esprit, un beau bijou auvergnat par Jean-Claude ROC

20 – GénéA à Z – Lettre R

R comme Retour sur le passé :

Comme le disaient nos Aînés, nous devons faire un retour sur le passé afin de savoir où nous en sommes aujourd’hui et de déterminer la direction à prendre pour demain.
La généalogie nous aide en ce sens.
J’ai trouvé un poême qui le confirme, le voici :

 Mes archives 
 Pour vous, mes chers enfants, j’ai classé ces archives !

 J’éspère qu’à votre tour vous saurez les aimer,

 N’étant pas de ces coeurs aux pensée fugitives

Que les vieux souvenirs ne peuvent plus charmer !

Toujours de vos aïeux conservez la mémoire !

Ils ont lutté, souffert, combattu, travaillé,

Servi le Roi, l’Eglise ! Ayant lu leur histoire,

J’ai, dans la tour antique, où d’autres ont veillé,

Déposé ces écrits. Si parfois, il arrive

Au cours de cette vie qu’un de vous soit lassé,

Qu’il vienne se recueillir en son âme attentive

Auprès de la grande âme éparse du passé !…

Comte de Miramont-Pesteils
Châteaux vivants en Haute-Auvergne – Odile Travers

 

 

 


















19 – GénéAà Z – Lettre Q

Q comme Quartier :

Notion qui passe à tort pour « nobiliaire » car on songe à l’une des quatre parties de l’écu écartelé.

Le mot « quartier » vient de quart, de quatre. Chaque individu est le produit de quatre famille : les grands-parents paternels et maternels qui forment les quatre quartiers ; les huit arrières grands-parents constituent les huit quartiers et leurs parents, les seize quartiers, etc…

(Dictionnaire de généalogie)



Quartiers : Famille ACHON – MOURET 




 Quartiers : Famille MARLY – BERTHAULT 


18 – GénéA à Z – Lettre P

P comme Patois :

« Vous dites qu’ils sont pauvres, les patois, et je ne l’ai pas contesté : ils sont pauvres sans doute, en mots inutiles à la vie physique et morale de l’homme, en superfétations lexiques inventées dans les cercles et les académies ; mais ils sont plus riches que vous cent fois, en onomatopées parlantes, en métaphores ingénieuses, en locutions hardiment figurées ; ils sont plus riches que vous dans le mouvement de la parole et dans le nombre souvent rythmique de la période ; ils sont plus riches que vous d’acceptations singulières et nouvelles, qui rajeunissent le mot par l’idée ou l’idée par le mot ; ils sont plus riches que vous jusque dans leur alphabet verbal, puisqu’ils ont des prosodies, des accentuations, des lettres toniques dont l’harmonieux secret a disparu de vos langues ; ils sont plus riches que vous, et de beaucoup, en articulation. »

                                                                                   *Charles NODIER

Un bel hommage dédié au « parler » de nos ancêtres ! Ce « parler » qui faisait partie de leur identité régionale.

Et parce que chez nous, tout se termine en chanson : voici un florilège de vieilles chansons des règions de mes aïeux, en patois, bien sur, avec leur traduction :


Calvados

Cantal

Finistère

Haute-Loire

 



Source : Les vieilles chansons patoises de tous les pays de France – Albert Udry –
                                                Fasquelle Editeurs – Paris

Charles NODIER : écrivain romancier et académicien – Né à Besançon le 29 avril 1780 – Mort à Paris le 27 janvier 1844.

 
 
 

17 – GénéA à Z – Lettre O



O comme Onésiphore :

En cherchant mes idées de texte pour chaque lettre, à la lettre O, il était évident de rédiger un article sur ce prénom à cause de sa rareté et de son originalité.

C’est en écrivant le O sur le calendrier que je me suis rendue compte de la coïncidence :

Onésiphore est le prénom de mon père et aujourd’hui est le jour de son anniversaire…
Hasard ou bien rendez-vous ?

Onésiphore « André » Martial était le 10ème d’une fratrie de 13 enfants et le 4ème garçon.

La petite histoire familiale raconte que mon grand-père a « fêté » la naissance sans modération avec ses amis et voisins .

J’ignore d’où vient le choix de ce prénom ; mon père ne l’appréciait guère et préférait se faire appeler par son second petit nom : André.

*Pourtant, après quelques recherches, j’ai trouvé l’étymologie du prénom qui vient du grec « Onêsimos » : utile, bienveillant et « phoros » : porteur, « apportant un avantage »  : ces traits de caractère seyaient parfaitement à Papa.

Mes grands-parents avaient-ils pressenti cela ?

*Les « Onésiphore » sont fêtés le 6 septembre.
 Chrétien, Onésiphore est très dévoué à St-Paul durant les séjours de celui-ci à Ephèse et à Rome
 au 1er siècle.
 Dicton : « A la saint-Onésiphore, la sève s’endort »

*Extrait de Tous les prénoms, J.M Barbé, Editions Gisserot


16 – GénéA à Z – Lettre N



N comme Nécrologie :

Les rubriques nécrologiques sont une source pour mieux connaître nos ancêtres.

Raymond ACHON est décédé le lundi 13 juillet 1931 à son domicile situé à Clamont commune de Lorlanges (Haute-Loire).

Les obsèques ont eu lieu le mercredi 15 juillet.

Le journal local  « L’avenir du Plateau Central » faisait paraître dans sa rubrique  nécrologique du jeudi 16 juillet, l’article suivant :

Raymond était un homme rude, éprouvé par la guerre, mais respecté de tous à la lecture de ce bel hommage !

15 – GénéA à Z – Lettre M



M comme Madagascar :

Madagascar en 1895

À la fin du 19e siècle, alors que Madagascar est une colonie française, l’arrière grand-père maternel de mon mari a émigré, avec sa femme et sept de ses huit enfants sur cette île lointaine.

Jean-Pierre Mouret et Elisabeth Rigal sont des cultivateurs originaires de Virargues, village situé à quelques lieues de Murat dans le Cantal.
Est-ce la rudesse de la vie cantaloue qui les poussent à quitter l’Auvergne avec l’espoir de trouver une vie meilleure ?

Le 4 janvier 1898, Jean-Pierre sollicite un droit de passage gratuit à destination de Madagascar auprès du Ministère des Colonies. Il remplit, également, une fiche de renseignements qui est approuvée par ledit ministère le 18 février.




Archives départementales Cantal

La traversée en bateau dure plus d’un mois en partant de Marseille et en empruntant le canal de Suez.

Ils s’installent à Sakatolo dans la province de Mananjary dans le sud-est de l’île.
Le port de Mananjary est un des ports le plus important de la côte orientale.

*D’une manière générale, le climat est assez salubre mais le paludisme est à redouter et les nouveaux venus n’y échappent guère. 
La population, dans cette région, s’élève à 67886 habitants dont 61 français, 77 étrangers, 20 asiatiques et 67728 indigènes.

Jean-Pierre et Elisabeth sont colons.

*L’agriculture est appelée à prendre un grand développement dans la région, mais les frais de    premier établissement sont onéreux.
Les produits d’exportation sont le café, le cacao, la canne à sucre, la vanille, le girofle et le poivre ; les autres cultures indigènes sont le manioc, le riz, la patate.
Le ricin pousse à l’état sauvage ; on pourrait en tirer parti pour obtenir de l’huile.
La principale industrie est la fabrique de nattes, paniers et vêtements en rabane.

Malheureusement, leurs espoirs d’une vie nouvelle est brève et s’achève brutalement : le 22 octobre 1898, Jean-Pierre décède, suivi par Elisabeth le 27 novembre et d’une de leurs filles : Angèle le 5 décembre.
Ces décès successifs sont probablement dus à l’épidémie de peste qui sévit alors dans l’île ?




Registre NMD Madagascar – CAOM Aix en Provence

Les six autres enfants sont rapatriés en France. Ils apparaissent dans le recensement de 1901 à Virargues dans la famille de Jacques Delpirou & de Catherine Rigal (sœur d’Elisabeth).

*Annuaire de Madagascar et Dépendances édité en 1899 – Bibliothèque Généanet

13 – GénéA à Z – Lettre L

L comme Livret militaire :

Le livret militaire appelé autrefois livret individuel apparaît sous Napoléon III.
Il s’inscrit au cœur des dispositions législatives qui régissent les armées et est délivré à toute personne effectuant son service militaire.
(Larousse de la généalogie – Editions Larousse)


J’ai retrouvé dans les archives familiales, le livret militaire de Raymond ACHON (grand-père paternel en Auvergne) né le 29 novembre 1874.
Après avoir fait son service militaire comme artificier, il a été mobilisé le 2 août 1914 pour participer à la Première Guerre Mondiale.

Ce petit livret jauni par le temps et enfoui dans le fond d’une valise reste le témoin d’une période sombre où les hommes partaient en laissant derrière eux leur famille.
Il ne dit pas les sacrifices, la peur et la solitude…
Tout passe, reste ce petit livret qui semble dire : n’oubliez pas!



 
 
 

Classe 1894
 Matricule 1883 : Raymond mesurait 1m73 – cheveux et sourcils châtains – yeux gris – front large – nez moyen – bouche moyenne – menton rond – visage ovale

 

Incorporations et immatriculations successives : Raymond est incorporé au 16è Rgt d’artillerie à compter du 16/11/1895.
Il devient artificier le 8/10/1896. Il passe dans la Réserve le 1er/11/1898.
Appelé par ordre de mobilisation générale le 02/08/1914, il arrive au 10è Rgt d’artillerie à pied. Le 8/12/1814, il passe dans l’escadron d’Etaples du 16è Rgt d’artillerie. Le 26/02/1915, il arrive au détachement de la 7è armée D.E.S. Puis le 1er/02/1916, il est affecté au 113 Rgt d’artillerie lourde suivant l’ordre du Général commandant les déficits d’artillerie de la 13è région. Enfin, il est affecté à la 6è S.M.A le 26/02/1916.

Instruction Générale, militaire et diverses : Raymond sait lire et écrire. Il débute l’instruction militaire le 17 novembre 1895, elle s’achève le 25 juillet 1896. Il est mobilisable  à partir du 10 avril 1896.
Il a suivi les cours des candidats artificiers du 2 au 26 mars 1896. A satisfait.
Il ne sait pas nager au moment de son incorporation et il ne sait pas toujours pas nager au moment de son passage dans la réserve.

Liste des effets et matériel dont tous les hommes doivent être détenteurs.

Tableau indiquant les mesures de l’homme

Certificat de passage dans la réserve lors de son service militaire.

Certificat de démobilisation après la Première Guerre Mondiale.